Interview exceptionnelle de Benoit Patigny, DSI du groupe Amada.

Benoît PATIGNY : Je suis Benoît PATIGNY. Je suis le responsable du système d’information du Groupe AMADA. L’AMADA est un groupe japonais qui intervient dans le domaine de la machine-outil. Nos clients sont principalement des tôliers. Les machines sont des machines de poinçonnage, des presses, des lasers et des cisailles. Le Groupe dispose de trois entités en France, dont l’AMADA SA, qui commercialise les machines outils, et qui assure le SAV ; puis, nous avons l’AMADA EUROPE, qui fabrique les machines ; et enfin, l’AMADA OUTILLAGE, qui fabrique l’outillage pour une certaine gamme de machines. Le Groupe emploie environ 550 personnes en France.

Combien de personnes travaillent avec vous au sein de la DSI ? Et, combien de postes est-ce que vous gérez ?

Alors, nous gérons environ 460 postes, et nous sommes 5. Et, pour complexifier tout, nous avons 3 infrastructures complètement indépendantes.

Que devez-vous gérer au sein de la DSI ?

Nous avons 3 active directory, 3 exchanges, 3 firewalls, 3 réseaux one, et la DSI est groupée au sein d’une seule entité. En fait, chaque entité a sa propre DSI, mais je supervise toutes les DSI. En fait, là, nous sommes sur un très gros projet qui va arriver à son terme au mois de décembre, qui consiste à n’avoir qu’un seul réseau, évidemment, un seul active directory, pour se simplifier la vie.

Quel est votre parcours ? Comment êtes-vous arrivé à ce poste ?

Pour moi, l’informatique est une passion. J’ai commencé il y a très longtemps avec un ZX80, j’étais tout jeune. Mon père était électronicien, et, par conséquent, j’ai la passion de la technologie, en fait. Et donc, j’ai fait des études dans un lycée technique, j’ai fait F2 Electronique. Et après, j’ai fait des études pour un DEUST, un Diplôme d’Etudes Universitaires en Sciences et Techniques, sur l’automatisme informatique et la gestion de production.

Quels sont, selon vous, les enjeux d’une DSI en général, aujourd’hui ?

Les enjeux de la DSI consistent surtout à être en adéquation avec le business de l’entreprise, et surtout, de ne pas oublier les utilisateurs. Les utilisateurs, pour moi, ont toujours été le point central dans une entreprise, c’est-à-dire regarder comment ils travaillent et comment on peut améliorer leurs postes de travail.

Comment est-ce que l’on peut être à la fois du côté des utilisateurs, et à la fois du côté du business de l’entreprise, qui doit réclamer automatiquement des réductions de coûts ?

Alors, je vais prendre l’exemple : je viens de ma petite structure qui est AMADA OUTILLAGE, où j’étais à la fois utilisateur, et je suis devenu Responsable Informatique. Je suis rentré dans la gestion de production dans cette société. Et, j’ai grandi avec le système, donc, j’étais utilisateur. Et, le DSI se doit d’utiliser des outils performants, et moi, j’ai cherché à améliorer la performance, etc. Et donc, pour moi, les problématiques utilisateurs étaient forcément très importantes. Par exemple, il y a très longtemps de cela, nous avons mis en place des serveurs de fax, pour avoir les fax directement dans la messagerie. Et, je me suis aperçu que c’était bien d’avoir ce genre de système. Mais, avoir un serveur de fax et imprimer le fax, cela n’a strictement aucun intérêt. Déjà, à l’époque, il y a très longtemps, à l’époque des Matrox Millenium G200, j’avais déjà des écrans, des doubles écrans. Ce qui fait que l’on affichait d’un côté le RP, et de l’autre côté, le fax. On éliminait ainsi les papiers. Donc, après, j’ai mis en place beaucoup de systèmes. Effectivement, la préoccupation utilisateur est extrêmement importante pour moi. Et, oui, cela coûte de l’argent à l’entreprise, mais derrière, la productivité induite est énorme. Juste pour information, quand je suis rentré, en 1994, dans cette société, et là, actuellement, la surface administrative et commerciale n’a pas changé, alors que le chiffre d’affaires a été multiplié par 3.

Quels sont vos principaux challenges au sein de la DSI pour les mois à venir ?

Et bien, la mise en place du projet infrastructure, qui va être très difficile.

Quel budget vous est alloué pour réussir cette mission à peu près ? Ou, plus précisément ? Sauf, si vous me dites c’est secret ?

Voilà.

Est-ce que c’est un budget que vous estimez important ?

Oui.

Un gros challenge quand même ?

C’est un énorme challenge. Sur une société, il n’y a pas eu d’investissements énormes, et donc, il y a un gap énorme à rattraper. Et donc, ce qui est, en fait, gênant, c’est que, effectivement, nous sommes dans l’industrie, et vous savez très bien que c’est très difficile en ce moment. Effectivement, investir, cela peut mal passer pour certaines personnes. Mais, ce n’est pas parce que l’on met de l’argent dans un système que finalement, ce n’est pas rentable pour l’entreprise. Et donc, nous, dans le projet, effectivement nous sommes 5 ; et, la sixième personne, en fait, va être tout les systèmes d’automatisation, Microsoft System Center, pour faire du proactif. Pour moi, l’amélioration est très importante. C’est de dire : « J’en ai marre que les utilisateurs me préviennent qu’il y a un problème. Je voudrais tout simplement prévenir en amont, ne pas attendre que l’utilisateur ait un problème, quand même ». Voilà. Parce que, nous sommes très peu nombreux, et le problème, c’est que nous ne pouvons pas regarder sur tous les serveurs, tous les jours, ce qui se passe. C’est impossible. Nous avons déjà une charge de travail absolument énorme.

Dernière question sur le budget, est-ce que l’on parle en millions d’euros ou pas ?

Oui.


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